Danse avec la mort : pour nourrir sa famille, un garçon de

Danse avec la mort : pour nourrir sa famille, un garçon de 12 ans travaille dans des conditions très dangereuses

Famille & Enfants

December 28, 2018 14:45 By Fabiosa

Nous vivons tous certaines expériences de vie au cours desquelles nous devons surmonter des obstacles et des difficultés. C’est encore plus fréquent lorsqu'une personne cesse de dépendre de ses parents moralement et financièrement et qu’elle se prépare à vivre de manière indépendante. Malheureusement, certains doivent passer par là beaucoup plus tôt que d’autres. Voici l’histoire de Ranel García - un garçon de Manille qui doit « exécuter » tous les jours une danse de la mort pour gagner suffisamment d’argent pour se nourrir.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

À première vue, Ranel est un enfant comme les autres qui vit à Santa Mesa, aux Philippines. Pourtant, le destin de ce garçon n’est pas aussi simple qu’il y paraît. Chaque jour, Ranel doit travailler 10 heures sous un soleil brûlant. Le jeune garçon effectue une activité très dangereuse : il transporte des passagers sur un chariot de fortune le long d'une voie ferrée. Cette activité est très populaire parmi les jeunes habitants de la ville et les passagers sont de plus en plus nombreux. En effet, ce moyen de transport leur permet de ne pas perdre de temps et de rentrer chez eux plus rapidement. De plus, c’est un moyen idéal d’économiser de l’argent, car voyager en chariot coûte moins de 20 centimes. Or, ces trajets sont très dangereux car les passagers et le conducteur risquent d’être percutés par un train. René Vargas Almeria, 57 ans, qui exerce ce métier depuis plus de 20 ans, confirme :

Notre travail ici est très dangereux, vous devez savoir à quelle heure un train va passer.

À LIRE AUSSI: A 37 ans, une maman accouche de quintuplés, mais quelques temps plus tard son mari quitte la famille

Les autorités n’aiment pas ces véhicules, mais la police a déclaré ne pas avoir entendu parler d’accidents sur les chemins de fer depuis longtemps. Cependant, il arrive parfois des malheurs sur ces chariots. Par exemple, Rodolfo Maurello, 60 ans, se souvient qu’un jour il n’avait pas remarqué le train qui venait de s’arrêter à quelques mètres de lui. De plus, René Almeria a réussi à empêcher son chariot et son passager d’heurter un train qui arrivait.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Ranel, 12 ans, n’a pas peur des difficultés : il a besoin de nourrir sa famille. Le problème, c’est que son emploi du temps ne lui permet pas d'aller à l'école :

Je ne veux pas encore aller à l'école. Je pense qu’aujourd’hui gagner de l'argent est beaucoup plus important.

Renel peut transporter jusqu’à 30 passagers par jour. Parfois, il arrive à gagner 4 dollars par jour, et certains jours il ne peut se faire qu’1 dollar. Soit dit en passant, le revenu annuel moyen des Philippins est de 7 660 dollars (+ de 6 700 euros). Donc, parfois, l'enfant doit emprunter de l'argent à des amis pour pouvoir nourrir ses frères et sœurs.

À LIRE AUSSI: "Je ne pouvais pas contenir ma joie !" Un couple rencontre le bébé trisomique qu'il avait toujours rêvé d'adopter

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Malgré toutes les difficultés, le « garçon-charriot » a de grands espoirs pour son avenir :

Mon rêve est simple. Je veux juste sortir de la pauvreté et arrêter de pousser des chariots pour gagner ma vie.

Aujourd'hui, les Philippines sont un pays industriel prometteur, qui occupe la 34ème place du PIB en nominal. Malgré cela, plus de 105 millions de personnes vivent dans la pauvreté et essaient de nourrir leur famille grâce à l'agriculture, la pêche et ce genre de travaux dangereux.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Le dévouement et le courage de ce garçon de 12 ans nous épate. Espérons qu'il aura bientôt l'occasion d'échapper à la pauvreté et de réaliser tous ses rêves.

À LIRE AUSSI: D'adorables jumelles siamoises rentrent chez elles après une opération réussie pour les séparer