5 organes de l'être humain auxquels l'évolution a enlevé le caractère indispensable pour notre survie

Santé et bien-être

January 18, 2018 10:07 By Fabiosa

La survie du plus apte constitue le principe de base de la célèbre théorie de l'évolution de Charles Darwin, qui fait référence à l'adaptation des êtres vivants à leur environnement. Ce principe n'est pas erroné, car l'homme évolue en s'adaptant aux nécessités et aux conditions du milieu ambiant.

 

Avec le temps, le corps humain a subi des millions d'ajustements qui font partie de l'évolution et, bien que cela paraisse incroyable, le corps humain possède des organes qui s'avèrent ne pas être indispensables à sa survie. Alors que tous les autres ont une fonction utile, certains ont perdu leur fonctionnalité sans avoir d'effet négatif sur notre santé suite au changement structurel du corps.

 

 

Connaissez-vous les curieux vestiges de l'évolution humaine encore visibles dans notre corps ? Nous allons vous présenter ci-dessous 5 de ces organes dont nous n'avons plus besoin :

 

1. Le coccyx.

 

Au bout de notre colonne vertébrale se trouve un ensemble de vertèbres qui se rejoignent, il s'agit de 3 à 5 vertèbres que l'on appelle le coccyx. Cet ensemble de vertèbres est le vestige de la queue que possédaient nos ancêtres pour maintenir l'équilibre de leur corps. Bien que l'être humain soit aujourd'hui dépourvu de queue, le coccyx est ce qui permet à nos os et à nos muscles d'amortir les chutes.

 

2. Les dents de sagesse.

 

 

 

Il y a des milliers d'années, l'homme devait manger des aliments tels que des ossements, des cartilages et de la viande crue. Ces troisièmes molaires étaient alors nécessaires pour les broyer. Nous possédons plusieurs types de dents : les incisives, en forme de lame, qui se trouvent dans la partie antérieure ou frontale et servent à couper les aliments ; les canines, de forme pointue, qui servent à déchirer les aliments plus durs ; les prémolaires et les molaires, que l'on utilise pour déchirer les aliments et former une boule pour la déglutition.

 

Les troisièmes molaires, ou dents de sagesse, sont 4 dents qui se trouvent dans la partie postérieure de la mâchoire et de la maxillaire ; elles commencent à apparaître à l'âge adulte et sont les dernières dents à sortir. Autrefois, elles étaient indissociables des autres types de dents et indispensables pour mâcher les bouchées d'aliments de manière très rudimentaire. De plus, leur présence dans la bouche impliquait une mâchoire bien plus développée.

 

De nos jours, les os où elles sont logées ont subi une modification structurelle avec le temps et sont devenues plus petits à cause de la forme moins rudimentaire de notre alimentation (depuis que l'on a commencé à découper les aliments avant de les manger). Les dents de sagesse ont cessé d'être utilisées et lorsqu'elles font leur apparition, elles ne disposent pas de suffisamment d'espace dans la bouche pour se développer, c'est pourquoi le processus est si douloureux.

 

3. La chair de poule.

 

La sensation de "chair de poule", qui apparaît avec le froid, l'émotion ou la peur, est un mécanisme utilisé par notre corps pour exprimer certaines émotions. Cependant, elle était autrefois employée pour une raison plus importante.

 

Nos ancêtres possédaient une pilosité beaucoup plus épaisse qui couvrait leur peau, et les aidait à les maintenir isolés du froid et au chaud durant l'hiver. Aujourd'hui, bien que notre évolution tende à développer chez nous une pilosité moindre et moins fournie, elle constitue toujours une barrière de protection contre le froid et il faut admettre que l'on a entre-temps développé de meilleures moyens de rester au chaud.

 

L'utilité de la chair de poule était de donner nos ancêtres une apparence plus grande et plus terrible et elle servait donc de mécanisme de défense dans des situations de danger. Aujourd'hui, ce mécanisme existe toujours chez certains mammifères comme les chats, tandis que chez les humains, il est devenu un réflexe involontaire dû à un héritage que notre corps a conservé pour réagir à des situations physiques ou émotionnelles, mais non menaçantes.

 

4. L'appendice.

 

L'appendice est un organe résiduel dont la fonction principale s'est perdue dans le processus d'évolution. Il fait partie du système digestif et possède la forme d'une chaussette située dans la partie postérieure inférieure droite du ventre, entre l'intestin grêle et le côlon.

 

Aujourd'hui, les chercheurs ne lui ont pas trouvé de fonction essentielle durant le processus de digestion, et ne proposent que diverses hypothèses quant à la raison de son existence. Cet organe s'est développé chez les mammifères qui se nourrissaient de plantes ou de certaines graines, et il est possible qu'il jouait un rôle dans un processus de défense du corps contre certaines infections. L'appendice est considéré comme un vestige d'une alimentation déséquilibrée et, signe de l'évolution, certaines personnes sont déjà nées sans appendice.

 

5. Les muscles des oreilles.

 

 

 

Autrefois, les êtres humains utilisaient trois muscles des oreilles : antérieur, postérieur et supérieur, avec comme objectif d'affûter l'ouïe en dirigeant les oreilles vers les prédateurs. Aujourd'hui, cette habitude ancestrale est oubliée, car nous ne sommes plus entourés de prédateurs qui nous obligent à utiliser encore ces muscles.

 

Curieusement, ces muscles des oreilles se sont maintenus grâce aux gènes encore présents chez certaines personnes. Ils ne remplissent plus aucune fonction réellement efficace, à part celle de pouvoir bouger les oreilles sans les toucher.

 

L'évolution de l'être humain pour s'adapter à son environnement a fait que de nombreux mécanismes et organes ont vu leur fonction modifiée ou simplement abandonnée dans le corps humain. Et nous n'avons pas encore fini de nous émerveiller devant le fonctionnement de notre organisme.

 

Connaissez-vous un autre organe qui a perdu sa fonction en raison de l'évolution ?

 

Source : BBC

 

 

 

 

 

 

 


 

 

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