La forme de la tête d'un chien peut en dire long sur sa personnalité et son caractère

Comme le dit un vieux dicton, on ne peut juger un livre à sa couverture, suggérant ainsi que les premières impressions basées sur l'apparence sont souvent peu fiables. Toutefois, une récente étude a montré que dans le cas des chiens, l'apparence (si l'on considère la taille et la forme de la tête) peut révéler beaucoup de choses sur la personnalité et le comportement de ces animaux.

Bien que la première domestication des chiens remonte à 14 000 ans, les humains n'ont jamais cessé de les modifier afin qu'ils puissent jouer les rôles de gardiens, chasseurs, bergers, ou simplement pour qu'ils soient des animaux de compagnie.

Il existe un lien entre la tête des chiens et la fonction qu'ils occupent auprès des humains. Par exemple, les lévriers ont une tête étroite, tandis que les races utilisées pour la protection l'ont plus carrée.

Un groupe de chercheurs dirigé par Holly Stone de la Faculté Vétérinaire de Science de l'Université de Sydney, a décidé de déterminer si la taille du corps et la forme de la tête des chiens pouvait aider à anticiper certains aspects de leur comportement. Pour mener cette étude à bien, les scientifiques ont analysé plus de 67 000 chiens de 45 races différentes.

La collecte des résultats et des données a pris 8 ans et s'est basée sur un test standardisé permettant de mesurer le degré d'agressivité, de défense, la propension à jouer et la sociabilité, et d'étudier également les peurs, l'instinct de survie, la curiosité, ainsi que d'autres facteurs. Certains tests consistaient à observer les réactions canines en présence d'individus inconnus ou menaçants. D'autres tests ont mesuré leur réponse face à des situations qui comprenaient des bruits étranges, des coups de feu ou des voix venant de nulle part.

Le poids, la taille, et la forme de la tête du chien sont les variables physiques auxquelles les scientifiques se sont intéressés en priorité. Tandis que les deux premières sont évidentes, la forme de la tête a demandé plus de travail. Plusieurs paramètres sont en effet à prendre en compte lorsqu'on étudie la forme de la tête de ces animaux, mais trois d'entre eux sont primordiaux :

1. La dolichocéphalie

Races : basset, caniche, dogue allemand, bull terrier, lévrier afghan

 

Публикация от Marine (@0paline)

2. La mésocéphalie

Races : malamute de l'Alaska, dalmatien, rottweiler, golden retriever, labrador, samoyède

 

Публикация от Melani (@bubbletea_xd)

3. La brachycéphalie

Races : yorkshire terrier, carlin, bouledogue, chow-chow, boxer, terrier de Boston

La taille des chiens détermine un certain nombre d'aspects concernant leurs tendances comportementales. La grande surprise est venue du fait que les chiens le plus petits se sont avérés être également les plus agressifs. À l'opposé, les chiens les plus grands ont tendance à être plus affectueux, plus coopératifs et plus joueurs avec les humains.

Le poids des chiens peut révéler certaines aspects de leur personnalité. Les plus lourds ont tendance à être plus courageux, plus curieux, et plus vigilants. Les chiens les plus légers sont aussi les plus craintifs et les plus nerveux.

La forme de leur tête nous renseigne également sur leur tempérament. Les chiens brachycéphales sont plus engagés auprès de leurs maîtres et plus enclins à jouer avec eux. D'autre part, ceux qui possèdent une tête courte ont plus tendance à être sur la défensive lorsqu'ils font face à une situation difficile comme, par exemple, quand ils voient quelqu'un déguisé en fantôme. Les chiens dolichocéphales ne sont pas très joueurs, surtout avec les gens qu'ils ne connaissent pas. Ces chiens au crâne allongé se remettent plus rapidement d'un événement inattendu.

Telles ont été les découvertes majeures, et la conclusion principale est que la taille, le poids et la forme de la tête des chiens peuvent aider à déterminer d'importantes variables de leur comportement et de leur tempérament, notamment en matière d'agressivité, de craintes, de sociabilité et d'affection. Cette étude vient de manière générale renforcer la théorie de Sigmund Freud et sa "psychologie du destin", du moins en ce qui concerne les mensurations et la forme des chiens.

Source : Psychologytoday

Le contenu de cet article est uniquement à caractère informatif et ne remplace aucunement l’avis d’un spécialiste certifié.