On a découvert une protéine capable de stopper la métastase du cancer du sein

On a découvert une protéine capable de stopper la métastase du cancer du sein

Santé et bien-être

August 21, 2018 10:28 By Fabiosa

Il ne fait aucun doute qu’à l’heure actuelle, l’une des maladies les plus graves qui afflige notre monde est le cancer. Cette horrible maladie peut toucher n’importe qui sans distinction de race, de couleur ou de statut économique. En ce qui concerne les femmes, le cancer du sein peut frapper n'importe quand. Cependant, pour celles à qui on a déjà diagnostiqué l'anomalie, une nouvelle découverte vient de se faire.

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Le chercheur Roger Gomis, du laboratoire de l'Institut de Recherche Biomédicale (IRB) de Barcelone, a collaboré avec les hôpitaux du Vall d'Hébron, Clínic et del Mar pour mener une recherche dont l'objectif était d'identifier un gène impliqué dans l'état asymptomatique latent du cancer du sein. Selon ce qu’affirme qu’Gomis, le but principal de cette recherche était d'expliquer la variation du temps dans la production de métastases du cancer du sein chez divers patients.
 

Notre objectif était de déterminer quand apparait une métastase, avant ou après.


L'équipe s'est consacrée à l'analyse du cancer du sein le plus fréquent (hormono-dépendant), dans lequel se manifeste le récepteur des œstrogènes (ER +) et qui représente un taux compris entre 70% et 80% de tous les cas.

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Ce type de cancer est moins agressif que le triple négatif et que le HER2 +, mais ils entrainent également des métastases et lorsque c’est le cas, ils ont un comportement particulier. Seul un petit groupe de personnes touchées par cette tumeur hormono-dépendante fera une rechute dans les cinq ans et aura un risque soutenu tout au long de sa vie, dans les 10, 20 voire 30 ans après la fin du traitement.

La question de savoir pourquoi la possibilité de récidive et de présentation de métastases chez certaines femmes apparait rapidement, alors que dans d'autres cas, cela prend des décennies a trouvé une réponse dans une protéine : la MSK1. Selon les scientifiques, lorsque cette protéine est présente, la métastase prend plus de temps. Selon ses propres mots :
 

Les tumeurs du cancer du sein ER + qui n’ont pas de MSK1 sont associées à un risque de récidive plus tôt, tandis que celles qui l’ont, auront des métastases beaucoup plus tard dans le temps.


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Cela veut dire que les cellules métastatiques sont déjà présentes dans le corps, mais que cette protéine aide à les maintenir dans un état latent, c'est-à-dire que, d’une certaine manière, elle les endort. La MSK1 agit comme un mécanisme qui les ralentit, ce qui, selon Gomis, pourrait signifier :
 

Cela pourrait aider à identifier les personnes qui risquent de rechuter et cela permettrait d'effectuer un suivi plus strict qu’auparavant. On sait déjà que plus le cancer est détecté tôt, plus on a d'options pour agir.


En conclusion, l'identification de cette protéine entraine la possibilité de développer un mécanisme qui simule son composé et imite son action. Ce qui permettait d’élaborer des traitements et des médicaments qui aideraient à prévenir l’évolution du cancer.

Source : El Mundo


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