Pour la première fois de son histoire, l'Arabie Saoudite va accorder un permis de conduire à une femme

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June 21, 2018 12:34 By Fabiosa

L'Arabie Saoudite a récemment accordé le permis de conduire à 10 femmes. L'annonce a été diffusée trois semaines avant que l'interdiction des femmes au volant soit levée, suite à la décision prise l'année passée par le roi Salmane. 

Kdonmuang / Shutterstock.com

L'Arabie Saoudite est l'unique pays dans le monde où les femmes n'ont pas le droit de conduire, mais cette interdiction sera supprimée le 24 juin. 

On s'attend à ce que 2000 permis soient délivrés à des femmes à partir de la semaine prochaine, selon un communiqué du ministère de l'Information : 

La Direction Générale de la Circulation a commencé aujourd'hui à remplacer les permis de conduire internationaux reconnus dans le royaume saoudien afin de permettre aux femmes de pouvoir conduire si elles le désirent. 

 

Les femmes qui détenaient déjà des permis de conduire d'autres pays comme le Royaume-Uni, le Liban et le Canada, devront se soumettre à un rapide examen de conduite avant d'obtenir le droit de conduire en Arabie Saoudite.

Des activistes en détention

Toutefois, le mouvement de femmes militantes pour l'émancipation compte toujours 17 de ses membres en prison depuis la semaine passée pour avoir "porté atteinte" à la sécurité du royaume. Une situation qui a été qualifiée de signe patent de répression. 

 

 

Les associations en faveur des droits humains ont identifié certaines des détenues comme étant des femmes qui avaient fait campagne pour le droit à conduire et pour mettre un terme au système conservateur de tutelle masculine de ce pays islamique. 

Les autorités ont affirmé que 8 des 17 détenues ont été "temporairement libérées" jusqu'à ce que l'enquête soit conclue. Toutefois, l'Agence de presse saoudienne a informé que les neuf autres suspectes resteront en détention après avoir "avoué" leur culpabilité dans une série d'accusations comprenant, entre autres, des contacts suspects avec des organisations "hostiles" et le recrutement de personnes occupant des fonctions gouvernementales sensibles. 

 

 

Nous sommes d'avis qu'il est inconcevable, en plein XXIème siècle, que certains pays dans le monde soient encore capables de supprimer ou de limiter de la sorte les droits individuels des femmes.

Source : tribune