Un père réclame justice : un baby-sitter a roué son bébé de coups en toute impunité

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July 4, 2018 10:42 By Fabiosa

Originaires de Sherwood dans l'Oregon, Joshua Marbury et Alicia Quinney ont été totalement anéantis en découvrant leur fils âgé de un an, Jacob, avec un œil au beurre noir et diverses contusions sur le visage, notamment une ecchymose en forme de main. Au début, les parents pensaient que le bébé s'était taché avec des marqueurs, mais ils ont constaté en le retournant que tout le côté droit de son visage était couvert de bleus. 

Ils n'ont pas mis longtemps à trouver le responsable des marques sur le corps de leur enfant : son baby-sitter, un homme du nom de Markell D. Hilaire, et âgé de 27 ans. Sortis dîner cette nuit-là, les parents sont retournés chez eux et ont trouvé Jacob en train de crier et de pleurer pendant que le baby-sitter dormait tranquillement. Ils ont tout de suite renvoyé "cette nounou" peu fiable chez elle et sont allés se coucher. Le lendemain matin, en voyant les bleus qui s'étaient tuméfiés pendant la nuit, ils se sont rendu compte que le jeune homme avait de toute évidence abusé du nourrisson.

Joshua et Alicia ont immédiatement emmené leur fils à l'hôpital et ont déposé une plainte à la police en attendant la constitution d'un dossier contre le baby-sitter. La police a affirmé être certaine de sa culpabilité. D'après Joshua, un inspecteur a même déclaré que cette agression aurait pu lui être fatale et que Markell avait avoué avoir frappé le bébé.

Cependant, les parents ont hélas reçu un autre choc lorsque les autorités les ont informés, 2 mois après l'incident, qu'aucune action en justice n'allait être intentée contre le brutal jeune homme, malgré le fait que les blessures infligées au bébé auraient pu le tuer. Sous le coup d'une colère parfaitement compréhensible, Joshua Marbury a écrit un message de dénonciation sur Facebook, dans lequel il demande à ce que justice soit rendue :

J'ai pour habitude de garder mes affaires de famille dans le domaine privé car je ne ressens pas le besoin d'attirer l'attention, mais cette fois, c'est différent. Il y a DEUX mois, sinon plus, mon fils s'est fait frapper sur le côté droit du visage par notre baby-sitter, avec une telle force que de NOMBREUX médecins (qui nous ont même montré les marques des mains) ainsi que les inspecteurs, nous ont dit qu'il aurait pu en mourir. Après plusieurs jours ou semaines durant lesquels j'étais absorbé par mon travail, nous avons obtenu les aveux de l'agresseur qui a reconnu les faits. Quand bien même, il n'a pas été arrêté parce qu'il fallait constituer un dossier et faire en sorte qu'un jury le déclare coupable AVANT de pouvoir le mettre en prison. Si je frappais une personne au visage et que l'on appelait la police, on me passerait immédiatement les menottes. Après DEUX mois d'attente, nous avons appris que les charges avaient été abandonnées parce que mon fils de UN an ne pouvait confirmer verbalement qu'il avait bien été agressé, qu'il avait souffert de cette agression, et que celle-ci avait bien été "intentionnelle". Je suis TELLEMENT furieux que je n'arrive même pas à être grossier, j'espère simplement que quelque chose se produira et que cette histoire deviendra virale. J'ai fait ma part auprès de Dieu et j'ai suivi son "conseil" de ne pas me lancer dans des actes de vengeance. ILS ONT FAIT LEUR TRAVAIL, ils ont des aveux verbaux et une preuve sous la forme d'une marque de main. Un cadavre ne peut dire qui l'a tué. Peut-on mettre un bébé au même niveau qu'un cadavre parce qu'il ne peut pas parler ? Pourquoi pas, puisqu'un cadavre ne le peut non plus. C'EST UN BLASPHÈME. Et ils ont attendu 2 mois, sinon plus, pour nous dire cela ? Il faut faire quelque chose. Personne ne peut frapper un bébé pour ensuite s'en tirer comme ça, simplement parce que l'enfant ne peut le confirmer verbalement. Merci à tous les habitants de la région de Portland qui pourront partager ce message ou le diffuser dans les médias, les journaux locaux, etc. 

Pour accompagner sa publication indignée, le père a joint des photos de son bébé battu afin de sensibiliser tous les pères qui liraient son message. Il ne fait pas de doute que Joshua a tous les droits d'être en colère étant donné que les charges ont été abandonnées malgré les aveux de l'agresseur. 

Tout paraît indiquer que la cour d'appel de l'Oregon exige que la victime puisse décrire l'attaque perpétrée sur sa personne, ce qu'un enfant de 1 an est bien évidemment incapable de faire. Heureusement, l'affaire est parvenue aux oreilles d'un avocat de Washington, qui a décidé d'examiner à nouveau le dossier. 

Le couple a aujourd'hui beaucoup de mal à confier à nouveau son bébé à quelqu'un d'autre, car ce baby-sitter, qui était par ailleurs le meilleur ami de Joshua, a laissé de graves traumatismes sur le bébé qui pleure dès que sa mère s'éloigne de lui. Bien que ses blessures soient à présent guéries, les dégâts psychologiques sont profonds. Avec de la chance, cette famille finira par retrouver la paix recherchée, et une personne de confiance qui aimera et respectera leur enfant comme il se doit. 

Source : Joshua Marbury / Facebook