Cette ancienne mannequin lutte contre les stéréotypes féminin : "nous sommes des esclaves !"

Inspiration

September 18, 2018 13:49 By Fabiosa

Benedetta Barzini, une ancienne mannequin de 75 ans, a été la première mannequin italienne à faire la Une de Vogue. Benedetta, en tant que féministe, a consacré toute sa vie à lutter contre les stéréotypes féminins.

Au cours d'une interview accordée au journal Libero, la mannequin, journaliste et enseignante a partagé son point de vue sur le rôle de la femme et du monde moderne.

Si le système vous dit que vous devez lisser votre visage, alors vous le faites. Car votre fonction ancestrale est de satisfaire les hommes. Point à la ligne. Nous sommes des esclaves. Il n'y a rien d'autre que du désespoir, de la pauvreté intellectuelle et de l'insécurité derrière les femmes de 70 ans refaites et vêtues de mini-jupes.

Son engagement dans le mouvement féministe a commencé dans les années 70, et aujourd'hui encore, Barzini affirme que le monde d'aujourd'hui n'est en aucun cas un monde pour les femmes.

Elle a déclaré ceci au cours de sa dernière interview accordée à Vanity Fair :

Vieillir signifie accepter votre véritable âge, et non prétendre en avoir 20 de moins. Je suis fière de ma vie. J'aime le fait que je ne ressemble pas à ce que j'aurais dû ressembler d'après certaines personnes.

À LIRE AUSSI: Modèle XXL : la mannequin de 130 kilos va faire la couverture de l'édition anglaise de Cosmopolitan

Le visage ridé avec ses cheveux gris est quelque chose de réel, d'authentique, avec un véritable sens de la personne qu'elle est, d'une personne qui a vraiment vécu, plutôt que quelqu'un qui passe son temps à se demander si oui ou non ses sourcils sont beaux.

D'après Barzini, la seule liberté des femmes est de poser des questions, de demander pourquoi. Benedetta attend plus de "Me Too", le mouvement contre le harcèlement sexuel et les agressions sexuelles.

Je veux que ça aille plus loin. Aujourd'hui, c'est comme si les femmes n'avaient pas d'importance. Dans tous les magazines de mode, je vois des geishas, des femmes avec des lèvres à moitié ouvertes, qui ont envie d'être belles 'comme ils le veulent'. Et 'ils' représente la société des hommes. Le problème n'a toujours pas été résolu.

Les femmes n'ont pas de nom de famille, car toutes les mamans ont le nom de famille de leur père. Il n'y a aucun héritage généalogique féminin. Les femmes ne comprennent pas que notre absence signifie notre insignifiance. C'est la moitié de la race humaine qui est réduite au silence, et qui n'essaye pas d'inverser la tendance.

À LIRE AUSSI: A 54 ans, la belle mannequin Elle Macpherson révèle son secret de jeunesse éternelle

D'après la mannequin, une femme vit dans un système qui souhaite la maîtriser. Si elle est occupée à se maquiller ou à se faire belle, alors elle n'est pas occupée à réfléchir au monde ou à la réalité sociale.

Que pensez-vous des déclarations de la mannequin ? Partagez cet article avec vos amis et découvrez ce qu'ils en pensent.

À LIRE AUSSI: Ce mannequin grande taille a créé sa propre tenue suite au refus des marques de vêtements