Elle a été escortée par la police après avoir parlé de sa dépression post-partum au cours d'un examen routinier

Famille & Enfants

June 28, 2018 16:29 By Fabiosa

Pouvons-nous avoir confiance en notre médecin ? Vous avez de la chance si vous pouvez vous confier à votre médecin traitant. Pourquoi disons-nous cela ? Vous vous mettrez aussi à douter de votre docteur après avoir lu l'histoire de Jessica Porten.

Dépression postnatale

Jessica Porten est allée chez son médecin pour faire un examen routinier quatre mois après avoir donné naissance à sa fille Kira. En plus de quelques symptômes physiques qui la dérangeaient, elle était en dépression et voulait exprimer ses émotions négatives et ses inquiétudes à son obstétricienne. C'était son premier examen, car l'établissement de santé de Sacramento, en Californie, avait déjà annulé ses rendez-vous précédents.

Elle a finalement réussi à avoir ce rendez-vous. La maman a expliqué à l'infirmière qu'elle avait besoin d'un examen pelvien et lui a parlé de son état mental. Jessica souffrait de crises de colère et avait des pensées violentes à cause de la dépression postnatale. La maman voulait simplement discuter des options de traitement possibles :

Je souffre de dépression postnatale qui se manifeste via des crises de colère, et je veux discuter des options médicales disponibles. Je leur dis que j'ai un très bon système de soutien chez moi, et que même si je ne blesserais jamais mon bébé ni moi-même, j'ai des pensées violentes et j'ai besoin de médicaments et d'une thérapie pour surmonter cette période.

Intervention de la police

Cependant, plutôt que de parler de médicaments ou de thérapies, l'infirmière a appelé la police pour évaluer sa santé mentale. Jessica était choquée par la décision de l'infirmière, car la maman a bien fait comprendre qu'elle ne blesserait jamais un membre de sa famille, dont son bébé, ni elle-même. L'infirmière lui a alors expliqué le protocole qui l'obligeait à en informer la police. Elle a dit qu'elle n'avait pas d'autre choix. Jessica explique au cours d'une interview :

Je me suis dit, une fois que la balle se met à rouler, plus personne ne pourra l'arrêter. Chaque personne couvrait simplement sa propre responsabilité.

De l'enfer à un retour à la vie normale

L'horreur a commencé quand la police est arrivée. Jessica a été forcée d'aller en voiture jusqu'aux urgences, escortée par deux voitures de police. La police a autorisé la maman à conduire son propre véhicule, car il n'y avait que Jessica qui avait le siège enfant de Kira. Jessica a subi un examen complet après son arrivée aux urgences. Elle a subi des tests urinaire et sanguin, et s'est retrouvée seule pendant des heures avec un agent de sécurité qui la surveillait. Jessica se souvient de la peur qui l'a envahie :

J'avais peur que si j'affichais une quelconque réaction, ils m'arrêteraient. Mon objectif était de ne pas être séparée de mon bébé.

Un travailleur social n'a constaté aucune preuve d'un état de santé suicidaire, instable ou inapproprié à être parent et a déterminé qu'aucun séjour psychiatrique n'était nécessaire. Après plus de 10 heures de torture, la maman a enfin été libérée. Jessica a reçu des papiers avec des informations vis-à-vis de la dépression postnatale, et puis c'est tout. Aucun médicament, pas de thérapie, simplement des papiers. D'après la California Health Care Foundation, une femme sur 5 en Californie souffre de dépression durant ou après sa grossesse.

Aila Images / Shutterstock.com

La maman n'a pas pu tolérer ce traitement et a rédigé un post sur Facebook pour partager son histoire à propos du système de santé qui avait brisé son moral en la traitant comme une criminelle. Jessica espère que ce message apportera un changement positif vis-à-vis de l'approche de la santé mentale maternelle. Mais plus que tout, elle espère que cette histoire n'empêchera pas d'autres mamans de demander un traitement pour leur dépression post-partum.

 


Cet article n'est donné qu'à titre informatif. N'ayez pas recours à l'automédication et, quel que soit le cas, consultez un prestataire de santé certifié avant d'utiliser les informations présentées dans cet article. Le comité de rédaction ne garantit aucun résultat et ne se tient pas responsable des maux ou autres conséquences résultant de l'utilisation des informations fournies dans cet article.