Un bébé naît quatre ans après la mort de ses parents

VIE QUOTIDIENNE

Un bébé naît quatre ans après la mort de ses parents

Date April 20, 2018 15:02

En Chine, un bébé est né quatre ans après la mort de ses parents. Comment cela est-il possible, vous demanderez-vous ?Tenez vous bien, il ne s'agit pas d'une fiction hollywoodienne. Mais d'une réalité. L'histoire de ce bébé qui a vu le jour se passe dans le pays de Xi Jinping.

Kwangmoozaa / Shutterstock.com

On est dans précisément l’Est de la Chine. Il est né le 9 décembre 2017, et s’appelle Tiantian (“Sucre-sucre” en langue chinoise). Ses parents étaient décédés après leur deuxième année de mariage, exactement en mars 2013 des suites d’un accident de la circulation. Quelque temps avant leur décès, Shen Jie et Liu Xi, lesdits parents suivaient un traitement contre l'infertilité dans un hôpital de la ville de Nankin, rapporte le quotidien chinois Xinjingbao. Ils avaient entamé un processus à l’hôpital pour une fécondation in vitro.

Martchan / Shutterstock.com

À titre de rappel, la fécondation in vitro est une technique de procréation médicalement assistée et de transfert d’embryon. Entre 2007-2008, 2 % environ des bébés des pays développés sont issus de la fécondation in vitro, selon l'encyclopédie en ligne Wikipedia.

Comble du hasard, quelques jours avant qu’ils ne perdent la vie, Shen et Liu avaient planifié le transfert de l’embryon. Après la mort de ces derniers, ses quatre grands-parents avaient récupéré les embryons fertilisés au terme d’une immense, interminable et épuisante bataille juridique. Une fois l'étape juridique traversée, les obstacles n'étaient pas finis pour autant. Il fallait à présent trouver une mère porteuse, car la législation chinoise proscrit la GPA, c’est-à-dire la gestation pour autrui. C’est au Laos qu’ils trouveront finalement une mère porteuse.

Syda Productions / Shutterstock.com

Ils ont été obligés de transporter les embryons par voie routière, car aucune compagnie aérienne n’a accepté de transporter le flacon d’Azote liquide contenant les embryons.

La mère porteuse laotienne est ensuite venue donner naissance en Chine.

anekoho / Shutterstock.com

Le nourrisson a pu sortir de l'hôpital deux semaines après sa naissance le temps de procéder à des tests d’ADN confirmant sa filiation et sa nationalité. Aux dernières nouvelles, le petit Tiantian se porte bien. “Il sourit tout le temps”, a déclaré l’une de ses grands-mères.

En dehors du caractère surprenant de cette histoire pourtant vraie, cette naissance a également eu le mérite de remettre au grand jour un débat cher aux Chinois : la GPA (gestation pour autrui). Des voix se lèvent pour dénoncer le caractère caduc de la loi contre la GPA.

Le débat est ouvert, les dés sont jetés. De nombreux Chinois revendiquent et réclament désormais plus que jamais la légalisation de la GPA. Pékin est-il en mesure de lâcher du lest ou à faire des concessions comme récemment avec la politique de l’enfant unique ? Les récentes mesures du gouvernement chinois concernant la conception pourraient laisser les frondeurs de la GPA envisager une réponse positive à leurs doléances. Mais l'avenir nous le dira, ou donnera avec précision sa sentence.